Face à une facture impayée, le créancier dispose de plusieurs voies. Les connaître aide à décider s’il vaut mieux poursuivre le recouvrement soi-même ou vendre la créance pour obtenir des liquidités immédiates.
Le recouvrement amiable
C’est la première étape : relances téléphoniques, e-mails, courriers et enfin une mise en demeure. L’objectif est d’obtenir le paiement sans passer par la justice. C’est rapide et peu coûteux, mais son efficacité dépend de la bonne volonté et de la solvabilité du débiteur.
- Relances progressives et documentées.
- Mise en demeure de payer, qui interrompt la prescription.
- Éventuelle intervention d’une société de recouvrement.
Le recouvrement judiciaire
Si l’amiable échoue, le créancier peut saisir la justice. Pour les créances certaines et non contestées, l’injonction de payer est la procédure la plus rapide et la moins coûteuse. Pour les créances contestées, il faudra passer par une assignation au fond.
Le recouvrement judiciaire offre un titre exécutoire permettant les saisies, mais il a un coût (huissier, avocat) et un délai souvent long.
Coûts et délais comparés
Le recouvrement amiable est peu coûteux mais incertain. Le recouvrement judiciaire est plus sûr sur le principe mais lent et coûteux, et il ne garantit pas le paiement final si le débiteur est insolvable.
Et la vente de créance dans tout ça ?
La vente de créance est une troisième voie, complémentaire : au lieu d’attendre l’issue du recouvrement, vous cédez la créance à un investisseur et encaissez immédiatement une partie de sa valeur. Vous pouvez d’ailleurs vendre et poursuivre le recouvrement en parallèle.
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Quelle voie choisir ?
Si le débiteur est solvable et de bonne foi, l’amiable suffit souvent. S’il conteste ou tarde, la voie judiciaire s’impose. Et si vous avez besoin de trésorerie tout de suite ou que vous ne voulez pas engager de frais, la vente de la créance est la solution la plus rapide.